Ces derniers temps, la répression s’est accentuée sur les collages d’affiches dénonçant l’insécurité liée à l’immigration :
- Affiche de Patria Albiges suite à l’attaque du Syrien à Annecy sur des bébés et enfants condamnée à 3 mois de prison avec sursis : https://asla.fr/faire-un-don-aux-militants-de-patria-albiges/ ⬈
- Gardes à vues pour des affiches en hommage à Thomas : https://www.unebonnedroite.fr/blogs/articles/temoignage-j-ai-fait-20h-de-garde-a-vue-pour-des-affiches-pour-thomas ⬈
Cependant, quelques actions simples permettent d’endiguer ce cycle vicieux qui part d’un collage d’affiches et aboutit à des poursuites en justice. Ces conseils n’offrent aucune garantie d’éviter des poursuites, mais sont des précautions utiles à prendre, en particulier pour des colleurs débutants.
Il n’est pas illégal de coller des affiches anti-immigration. En revanche, on observe que les gardes à vue qui sont prononcées le sont parce qu’il y a une interprétation extrême et abusive de la moindre petite incartade, de chaque petite entorse à la loi. Il nous revient de minimiser ces défauts. Adaptons-nous à la situation, comme il faut toujours le faire ! Voici nos conseils :
1. Coller sur des emplacements autorisés
Le collage sauvage désigne l’acte de coller des affiches sur des espaces publics ou privés qui ne sont pas prévus à cet effet : murs, bâtiments, ponts, poteaux… Bien que ces endroits soient prisés pour leur visibilité, il est illégal en France de coller sur ces emplacements sous peine d’amendes, frais de nettoyage voire des poursuites judiciaires pour dégradation de l’espace public.

Les collages militants sont associés à “l’affichage d’opinion” (prévu par l’article L581 du Code de l’environnement). Concrètement le maire de chaque commune détermine les emplacements dédiés, souvent des panneaux dits “d’affichage libre”.
Vous pouvez obtenir une liste de ces emplacements en vous rendant à la mairie de votre ville, ou en effectuant une recherche en ligne en tapant : “(nom de la commune) panneaux d’affichage libre”. A noter que toutes les communes ne disposent pas de panneaux d’affichage libre.
2. Ne rien laisser au hasard :
Pour éviter tout motif de garde à vue (GAV) lors des actions de collage, il est essentiel de ne rien laisser au hasard. En effet, certains objets du quotidien peuvent facilement prêter à confusion et justifier une GAV, puis une perquisition. L’objectif est d’éviter à tout prix les malentendus qui peuvent entraîner possiblement dans une spirale judiciaire infernale.
Alors on retire du véhicule tout ce qui peut s’apparenter à une arme (couteau, cutter, sécateur, marteau, tournevis, clé à molette, batte de baseball, manche en bois…) et ce même si vous pouvez justifier d’un usage professionnel ou sportif. Demandez à CHAQUE membre de l’équipe de collage d’avoir ces exigences pour eux-mêmes : leur comportement vous engage aussi.
3. Choisir de coller certains soirs plutôt que d’autres :
Dans la mesure du possible et des disponibilités des militants, privilégiez de coller en début de semaine plutôt qu’en fin de semaine, sinon vous serez confronté à davantage de rencontres nocturnes.
Nous recommandons les collages de nuit. Un des avantages est que les affiches ont le temps de sécher et deviennent impossibles à décoller pour des passants. Si on colle à 18h, un passant qui passe quelques minutes plus tard peut l’arracher sans trop de mal. Quand l’affiche a bien séché, le passant perd un temps fou à gratter l’affiche petit bout par petit bout, ce qui minimise les chances que les affiches soient invisibilisées.
4. Optimiser le temps passé sur place :
Apprenez à optimiser chaque geste pour passer le moins de temps possible en dehors du véhicule. On vous a rédigé un guide de conseils techniques pour cela.
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