Paris, août 2024.
Marie-Chantal, jeune blonde pétillante de 26 ans, savoure une douce soirée estivale dans son appartement du XVIe arrondissement de la capitale. Profitant de l’absence de François-Xavier, parti voir Le Comte de Monte-Cristo au cinéma avec ses deux cousins, elle a invité quelques copines pour une soirée entre filles.
Après avoir revêtu une jolie robe noire qui souligne sa féminité éclatante, Marie-Chantal a mis au frais cinq bouteilles de champagne et attend ses copines en profitant des rayons du soleil couchant depuis sa terrasse, allongée sur un transat.
Vers 20 h, Agnès, Philomène, Françoise, Adélaïde et Colombe arrivent et la soirée commence. Les discussions fusent et deux bouteilles de champagne sont promptement débouchées. L’ambiance est légère, les esprits joyeux – et nous laisserons le loisir au lecteur d’imaginer les sujets de grande importance abordés.
Au fil des heures, et au rythme des coupes de champagne, les éclats de rire deviennent plus francs, les anecdotes plus croustillantes, et les joues doucement rosies trahissent une joyeuse légèreté qui enveloppait la terrasse.
C’est alors qu’à 22 h, François-Xavier et ses cousins Charles-Henri et Athanase rentrent du cinéma. Ces messieurs, galants comme il se doit, et après avoir salué cette charmante compagnie, fuient dans la cuisine en laissant ladite compagnie à ses discussions importantes afin d’aborder le sujet du soir, autrement plus trivial, qu’est la réussite, incontestable ou non, de l’adaptation du roman de Dumas.
Le sujet est passionnant, et le sérieux qu’il faut adopter pour le traiter comme il se doit, mêlé à la chaleur de cette nuit d’août, a tôt fait de faire disparaître deux nouvelles bouteilles de champagne. Pendant ce temps, les dames, passées au jus de goyave, organisent leurs prochaines sorties.
Minuit, côté masculin, le débat cinéphile est tranché : c’était un bon film et il en faudrait plus de ce genre pour relancer le cinéma français. Côté féminin, tout est dit et il faudra le répéter la semaine prochaine dans ce nouveau restau thaï-fusion qui vient d’ouvrir – le rendez-vous est pris.
Livrés à eux-mêmes après le départ de leurs invités, inspirés par le champagne et leur sens aigu du devoir patriotique, François-Xavier et Marie-Chantal décident de se consacrer avec enthousiasme à une noble mission : repeupler la France.
Qui pourrait nier, dans cette anecdote somme toute anodine, qu’il existe un lien entre l’arrivée de François-Xavier et ses cousins et la consommation d’alcool de ce petit appartement du XVIe ? Personne. Sans eux, seules deux bouteilles auraient été bues.
Attention, cela n’implique en aucun cas que François-Xavier et ses cousins soient alcooliques.
Ni que tous les François-Xavier, tous les Charles-Henri, et tous les Athanase soient particulièrement portés sur le champagne.
Ni que tous les hommes le soient.
Ça n’implique même pas que ces trois messieurs boivent en général plus que la moyenne, hommes et femmes confondus, bien qu’on pourrait avancer des chiffres, en y regardant de plus près, qui iraient dans ce sens.
Et personne n’oublie (ou ne devrait oublier) que Marie-Chantal et ses amies ont également participé à hauteur de moitié à la réduction du stock d’alcool.
Eh bien pourtant, il existe encore aujourd’hui des individus pour qui faire le lien entre François-Xavier et ses cousins et la consommation d’alcool de ce petit appartement du XVIe arrondissement mérite 50 000 € d’amende ou un procès pour racisme.
Le parallèle est évident. Dans un contexte différent, lorsqu’on observe une hausse des actes de délinquance dans un quartier et qu’une partie de cette hausse coïncide avec l’arrivée massive de populations étrangères, certains hurlent à l’amalgame ou au raccourci intellectuel. Ils vous expliqueront qu’il est interdit, voire immoral, de tirer une quelconque conclusion de cette simultanéité. Pourtant, comme pour François-Xavier et le champagne, les faits sont là : un phénomène a accompagné l’autre, et si le lien ne fait pas tout, il existe néanmoins.
Les gauchistes, juchés sur leurs grands chevaux de vertu et drapés dans leurs oripeaux idéologiques, feignent d’oublier que l’observation d’une réalité statistique n’est pas un jugement moral, pas plus qu’observer François-Xavier ouvrir une bouteille de champagne ne fait de lui un alcoolique.
Alors, cher lecteur, la prochaine fois qu’un dogmatique vous accuse d’être un odieux simplificateur parce que vous osez remarquer que l’immigration de masse a des conséquences, racontez-lui l’histoire de Marie-Chantal et François-Xavier. Peut-être comprendra-t-il qu’en cherchant à dénoncer ce qu’il croit être un crime, il commet en réalité le plus grand des aveuglements : celui qui consiste à refuser l’évidence, et à se rendre lui-même coupable d’étouffer la vérité.



