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Les joies de la remigration en tailleur

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Le Danemark, la Suède, l'Italie ou même la Belgique mettent en place des politiques de réduction de l'immigration plus radicales que la France. À chaque fois : une femme est aux commandes. Et si c'était la clef du succès ?

Le problème : les Européens ne sont pas des extrémistes

On ne va pas se mentir, la lutte contre l’immigration effraye le grand public. 

Sondez les Européens, et la majorité dira « il y a trop d’immigration ». Mais dès qu’un parti propose des mesures concrètes comme la réduction drastique des flux, la fin du regroupement familial ou l’expulsion des criminels, les médias se braquent et invitent les électeurs à choisir un centriste rassurant. 

Les militantes de Némésis demandent l'expulsion des violeurs étrangers

Et quand un candidat évoque des solutions encore plus radicales, comme la remigration ou la lutte contre l’islam, c’est l’ex-communication directe.

On peut le regretter. On peut pointer le rôle des médias, on peut rappeler que ces mesures auraient été vues comme banales, en France, il y a 40 ans, ou que d’autres démocraties à travers le monde les pratiquent sans sourciller… Les faits sont là : les Européens n’aiment pas la radicalité et préfèrent les partis perçus comme consensuels et raisonnables.

Les immigrés sont vus à travers un prisme sentimental, quasi maternel. D’ailleurs ce ne sont plus des clandestins mais des MNA : des Mineurs Non Accompagnés. Ce vocable permet de remplacer, dans la psyché du Français moyen, le Soudanais multirécidiviste de 28 ans, par Théo, 5 ans, allant à l’école avec son cartable Pokémon. Ce rapport émotionnel à l’autre explique que la droite soit considérée comme « cruelle » dès qu’elle propose des mesures de bon sens.

Ce n’est pas un hasard non plus si la gauche caricature les leaders masculins de droite avec des surnoms de monstres : Zemmour « Gargamel », Sarkozy « le nabot », ou Jean-Marie Le Pen « le borgne ». En associant un aspect repoussant aux solutions proposées, on diabolise la forme sans avoir besoin de critiquer le fond.

En réalité, la grande angoisse des Européens, c’est qu’on pense d’eux qu’ils sont méchants. Pour le meilleur et pour le pire, nous sommes une population civilisée, habituée depuis des générations au confort et à des lois qui ne brusquent personne… du moins en apparence.

Il s’agit donc de trouver un moyen pour conjuguer ces deux aspects : refus de la radicalité et ras-le-bol de l’immigration.

Mette Frederiksen, Première ministre du Danemark

La solution : la théorie du tailleur

Le pays qui a le plus de succès dans la lutte contre l’immigration est le Danemark, et il le fait en apparaissant modéré. Son gouvernement a présenté non pas un programme de rupture, mais de continuité. Surtout, il a gardé cette impression de « gentils sociaux-démocrates européens ».

Concrètement, à quoi ressemble le candidat idéal ?

Et bien, avant tout, c’est une femme dans la quarantaine, peut-être la cinquantaine. Rassurante d’une manière maternelle. Elle est assez séduisante pour plaire à votre père, sans être la bimbo qui énerverait les autres femmes. Avant tout, elle est moins anxiogène qu’un homme. Son tailleur incarne à la fois sa féminité et son sérieux

Elle est progressiste sur les sujets consensuels (écologie, mœurs…) mais ferme sur l’essentiel, c’est-à-dire l’immigration. Elle parle de compassion, de devoir de protection, de droit à la sécurité, de protéger notre mode de vie comme on protège l’environnement, etc. Bref, c’est une girlboss qui n’oublie pas d’être humaine. 

Tout le monde se sent bien. Personne n’est effrayé par cette femme en tailleur qui dirige le pays sans être intimidante et répond chaleureusement aux questions des journalistes. 

Ensuite, sans éclat, en douceur, les incitations à quitter le pays sont progressivement renforcées et appliquées. Et à part une poignée d’irréductibles gauchistes, personne ne s’émeut parce que l’ambiance n’est ni malsaine ni imprévisible.

Le soir, au 20h, cette mother next door annonce avec un gentil sourire rassurant que l’insécurité a de nouveau baissé, que tout va bien et que vous pouvez vaquer à votre vie tranquille. Et effectivement, les frontières se ferment et les avions décollent, ramenant en Afrique des milliers d’ingénieurs multirécidivistes. 

Et monsieur tout le monde est bien content d’avoir voté pour cette femme si modérée en apparence et qui, derrière les petites phrases, lutte concrètement contre la submersion migratoire.

Les leaders de la lutte contre l'immigration en Europe

l'immigration : une problématique féminine

La théorie du tailleur est d’autant plus logique que les femmes sont les premières victimes de l’immigration. Ce n’est donc pas une stratégie de façade mais bien un mouvement de fond.

Contrairement à ce que fait croire la propagande gauchiste, ce n’est pas l’extrême-droite qui “utilise” les femmes : ce sont les femmes qui, pour leur propre sécurité, s’emparent de la question migratoire, au point d’en devenir les leaders.

Conclusion

L’apparence est essentielle. Trump est possible en Amérique mais l’Europe, continent vieillissant, a besoin de candidats rassurants.

De ce point de vue, la nouvelle génération de leaders féminins anti-immigration est une chance : Mette Frederiksen au Danemark (pourtant de gauche) ; Giorgia Meloni en Italie ; Alice Weidel pour l’AfD en Allemagne ; et même Anneleen Van Bossuyt, ministre de la migration en Belgique, qui prend finalement des mesures bien plus fermes que Retailleau !

En France, Marine Le Pen l’a bien compris et a su dédiaboliser son parti avec succès. Sarah Knafo est un autre exemple, plus jeune et plus radicale, de la théorie du tailleur : comment craindre une élue au sourire aussi charmant ? 

D’après la théorie du tailleur, une femme serait donc idéale pour lutter contre l’immigration. Elle peut prendre des mesures radicales tout en les enrobant dans un discours non anxiogène. Qu’on puisse dire à la machine à café qu’on a voté pour elle sans que les collègues nous prennent pour un mangeur d’enfants. Et d’ailleurs, s’ils ne la soutiennent pas, ne seraient-ils pas un peu misogynes ?

La Première ministre du Danemark, sur l’immigration

 

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