En France, c’est la double peine : grâce à notre Mozart de la finance, le pays est à la fois hyper endetté (3000 milliards d’euros !) et hyper remplacé. À l’inverse, les États-Unis ont la chance d’avoir un président bien décidé à agir. Mais quelles sont les priorités de Donald Trump ? C’est ce que son clash avec Elon Musk est en train de révéler.
La One Big Beautiful Bill : kesako ?
Tout a commencé en mai, lorsque Trump a présenté sa nouvelle loi budgétaire, la « One Big Beautiful Bill » (« La grande et belle loi »), qui doit maintenant être ratifiée par le Sénat américain. Derrière ce nom grandiloquent se trouve un ensemble de réformes pour redresser le pays.
Vous trouverez la description détaillée sur le site de la Maison-Blanche. Par souci de clarté, nous ne listerons ici que les mesures les plus pertinentes à nos yeux :
- Finir la construction du mur entre les USA et le Mexique.
- Recruter 18 000 agents supplémentaires avec comme objectif de remigrer un million de personnes par an.
- Supprimer le financement public des soins médicaux pour les immigrés illégaux.
- Empêcher les immigrés illégaux de recevoir des réductions fiscales et d’envoyer de l’argent à l’étranger.
- Augmenter les frais de dossier des migrants.
- Augmenter le budget des garde-côtes, pour stopper les dealers et les migrants.
Notons aussi :
- Réductions d’impôts massives.
- Incitation à la natalité avec des aides dès le premier enfant.
- Priorité au Made in America, afin d’inverser les délocalisations.
- Arrêt du financement des opérations de changement de sexe pour les trans.
- Etc. etc.
Que veut réellement Trump ?
Comme on le devine, la grande idée de cette loi, c’est la préférence nationale. La One Big Beautiful Bill va à la fois :
- Lutter contre le Grand Remplacement en réduisant l’immigration et en enclenchant un début de remigration.
- Booster les forces vives de la nation en encourageant la natalité, en baissant la fiscalité et aussi en relocalisant l’industrie par un protectionnisme intelligent.
- En finir avec l’idéologie gauchiste qui gangrène la civilisation occidentale depuis trop longtemps.
Bref, tout l’inverse de notre Macron !
Grand Endettement ou Grand Remplacement ?
Elon Musk est hors de lui parce que cette loi, avec ces nombreuses réductions d’impôts, creusera le déficit.
En réalité la question centrale est celle de l’habilité politique. Musk, ce nerd autiste à tendance minarchiste, ne voit que l’aspect purement technique de la gouvernance. Outre ses convictions personnelles, il faut avoir en tête que pendant trois mois, il a travaillé de façon obsessionnelle à réduire les dépenses inutiles de l’État, ce qui était une bonne chose, mais sans se soucier de l’impact sur l’opinion publique et sur les prochaines élections.
Au contraire, Trump sait que pour en finir avec le gauchisme, tailler dans les dépenses et se moquer du lobby LGBT ne suffisent pas. La droite doit offrir un minimum de social sinon les électeurs se tourneront rapidement vers le camp d’en face. C’est un des buts de cette One Big Beautiful Bill.
Il arrive un temps où l’essentiel n’est plus l’économie mais l’existence même du peuple qui crée cette économie. L’urgence est à la lutte contre le Grand Remplacement ; pour ça il faut rester au pouvoir et de notre point de vue, si cela passe par plus de dette, tant pis pour la dette.
Comme le disait Éric Zemmour en 2021 : « le prix ne sera jamais aussi élevé que la mort du peuple. »
Elon Musk ne semble pas capable de dépasser une vision budgétaire et c’est bien dommage. On lui souhaite de retourner à ses fusées, où il sera plus efficace.




