Passé relativement inaperçu à cause d’une sortie en plein COVID (2020), The Hunt mérite le visionnage… si vous n’avez pas peur de mélanger gore et politique.
Le film s’inspire du classique Les Chasses du Comte Zaroff (1932), dans lequel un riche excentrique traque pour le fun des proies humaines. Sauf que dans The Hunt, le « gibier » n’est pas choisi au hasard : on apprend dès les premières scènes qu’un club de riches gauchistes organise chaque année une grande chasse aux règles précises. Ils sélectionnent douze républicains, de préférence les plus beaufs et MAGA possible, les kidnappent, les larguent en pleine nature, puis les chassent. Littéralement !
Autant dire que cette idée apporte un élément radicalement nouveau au genre. Il ne s’agit plus d’un actioner fantastique (comme Predator), ou d’un mystère à élucider (comme Cube), mais d’une satire de la politique américaine où, curieusement pour Hollywood, les droitards ont le beau rôle !
Car c’est là un des aspects rafraîchissants de The Hunt : loin de la vague woke, il dépeint les élites démocrates en véritables psychopathes qui n’hésitent pas à tuer quiconque roule en 4×4 ou refuse d’utiliser des pronoms LGBT. À l’inverse, les victimes républicaines sont des types ordinaires, donc sympathiques. Jeunes, vieux, classe moyenne voire populaire, un peu conspis mais pas méchants… Ce film, c’est un peu Macron massacrant des Gilets jaunes un dimanche à Rambouillet.
Dans le contexte américain, ce scénario n’est même pas si irréaliste que ça. Rappelons que Trump a subi pas moins de trois tentatives d’assassinat avant son élection ! L’hystérie gauchiste, qui a tendance à nazifier, voire à animaliser quiconque n’est pas d’extrême-gauche, engendre la violence.
Exemple de centaines de tweets appelant ouvertement au meurtre de Donald Trump.
La gauche justifie souvent la violence quand elle sert ses intérêts.
En tout cas, The Hunt nous offre des scènes très drôles. Comme par exemple lorsque les démocrates se demandent s’ils doivent sélectionner parmi leurs victimes un Afro-Américain, afin de respecter les quotas ethniques, ou s’il serait raciste de tuer un Noir, même s’il vote à droite !
La deuxième bonne idée de The Hunt est Betty Gilpin. Cette actrice illumine le film par sa présence et ses gimmicks. Elle incarne un des républicains traqués. Mais, contrairement aux autres, elle se montre bien plus maligne que ce à quoi les chasseurs s’attendaient… et déjoue leurs pièges pour notre plus grand plaisir.
Car c’est à travers son personnage que le film prend une dimension supplémentaire. Les élites ont en effet basé leur traque sur leur compréhension de ce qu’est l’idéologie d’un prolo trumpiste. Or Betty Gilpin est là pour montrer que le peuple est parfois capable de surprendre le système.

On ne spoilera pas davantage, mais si vous cherchez un petit thriller qui distribue de bonnes droites (bien sanglantes), préparez le popcorn, sortez votre tasse Larmes de gauchistes, et regardez The Hunt !




