Imaginez être tellement haï que tout un continent représente votre tête décapitée sur ses drapeaux. Une seule civilisation est parvenue à cet exploit : la civilisation islamique.
Mais tous les drapeaux ne sont pas aussi déters : certains se contentent d’une simple tête stylisée, d’autres vont… beaucoup plus loin. On examine ça en détail avec notre compilation des drapeaux et blasons les plus gores de toute l’Europe !
Âmes sensibles…
De la Corse à l'Espagne : la tête de maure
On connaît tous le drapeau corse. Mais il est bon de rappelé son origine : sauver une femme de la barbarie musulmane.
Une jeune Corse prénommée Diana aurait été enlevée au XIIIe siècle par des Maures pour être vendue comme esclave. Une bataille éclata et celle-ci fut remportée par les Corses. À son issue, Pablo, le fiancé de Diana, décapita Mansour Ben Ismaïl, le chef des Sarrasins. C’est depuis cet évènement que la tête est apparut sur le drapeau corse.
Ce symbole n’était pas nouveau : à travers toute la péninsule ibérique, les têtes de Maure ont fleuri avec la Reconquista.
Il a probablement été utilisé en premier en Aragon. On le retrouve également, démultiplié, sur le drapeau de Sardaigne et jusqu’à l’armoirie du pape Pie VII !
La France n’est pas en reste : une trentaine de nos communes possèdent un blason sur lequel figure une tête de Maure.
Les blasons de la reconquista
On retrouve une variante, la tête enrubannée, sur plusieurs blasons espagnols. Bizarrement, contrairement aux historiens modernes, les habitants de l’époque ne semblaient pas au courant que “Al-Andalus” était un âge d’or et que le vivre ensemble s’y passait à merveille…
Celui d’Almuñécar, à droite, est particulièrement intéressant :
Les trois têtes flottant sur la mer rouge de sang représentent des pirates barbaresques. Ils furent accordées à la ville par Carlos Iᵉʳ en 1526 pour avoir détruit un raid berbère. (merci à Romuald pour la découverte)
Ces drapeaux qui cachent un symbole fort
Parfois la libération du joug musulman est montrée de manière plus subtile. C’est le cas du Portugal et de la Grèce.

Si vous regardez le centre du drapeau portugais, vous verrez cinq écus bleus. Ils correspondent aux cinq rois musulmans tués durant la grande bataille d’Ourique, en 1139. Bataille qui permit la fondation du pays !
Le drapeau grec cache lui aussi un beau secret. La croix représente évidemment à la tradition chrétienne, mais les neuf bandes horizontales symbolisent la révolte contre l’Empire ottoman.
En effet, à partir de 1821, les nationalistes grecs avaient pour devise Elefthería í thánatos (Ελευθερία ή θάνατος) : « La liberté ou la mort ».
Les neuf bandes du drapeau signifient :
- pour les cinq bandes bleues, les cinq syllabes du mot é-lef-té-rí-a (liberté),
- pour les quatre bandes blanches, les quatre syllabes de í- thá-na-tos (ou la mort).
Le terrible secret De Pocahontas !
Vous connaissez Pocahontas, le dessin animé de Disney ? L’histoire s’inspire de deux personnages historiques : une Amérindienne et un Anglais du nom de John Smith de Jamestown.
Mais saviez-vous qu’avant d’explorer le Nouveau Monde, ce John Smith avait bataillé à travers l’Europe ?
En 1601, il combattit pour Radu Șerban, en Valachie, contre les Ottomans. Smith aurait tué et décapité trois adversaires lors de duels singuliers, pour quoi il fut fait chevalier par le prince de Transylvanie et reçut un cheval ainsi qu’un blason représentant trois têtes de Turcs.
Les armoiries de John Smith sont visibles sur les vitraux de l’église Sainte-Hélène, à Willoughby, dans le Linconshire. Sa devise était VINCERE EST VIVERE : « Vaincre, c’est vivre ».
Hongrie, Serbie… : l'autre Reconquista
À part les Espagnols, les Portugais, les Italiens, les Corses… devinez qui n’aiment pas trop les envahisseurs musulmans ? Bingo, le monde entier. Mais l’Europe centrale et les Balkans ont poussé l’envie de revanche encore plus loin. Il faut dire qu’ils ont dû subir le pire pendant des siècles et arracher leur liberté au prix fort.
On estime ainsi qu’environ 15 % des armoiries hongroises montrent des turcs décapités. En voici quelqu’unes :
Sans surprise, la Serbie devient chafouin dès qu’on lui parle d’islam. Les armoiries de la commune de Kikinda en sont un bel exemple.
À l’indépendance du pays (1878), tous les villages autour de Kikinda ont utilisé la tête de turc sur leur blason. Par une sorte d’émulsion locale, c’était à celui qui en afficherait le plus : 3, 4, 5… le record revient au village de Taraš, avec pas moins de sept têtes tranchées !
Et comme les lions, c’est plutôt cool, Kikinda a combiné les deux (y compris sur son sceau municipal) ! On a ainsi l’animal brandissant une tête fraîchement décapitée tandis qu’il tient son épée dans l’autre patte :

Et la palme du blason le plus gore…
Têtes décapitées, de Maures, de Turcs… stylisées ou au bout d’une épée… est-il est possible de trouver plus atroce ? Et bien oui ! Avec deux blasons liées à la même famille :
Le premier est celui de la ville d’Orlík nad Vltavou, en Tchéquie. Le second est celui d’une illustre famille allemande, la maison Schwarzenberg. La ville d’Orlik lui appartenait, d’où la similarité.
Pourquoi un corbeau ? C’est encore lié à la libération de l’Europe :
le 19 mars 1598, Adolf von Schwarzenberg reconquit la forteresse et de la ville de Győr, alors tenues par les Turcs. Le nom allemand de cette ville hongroise est Raab, ce qui signifie corbeau. Pour le récompenser de cette victoire, l’empereur l’a élevé au rang de comte impérial et l’autorisa a utiliser un corbeau picorant une tête de turc sur ses armoiries.
La maison Swcharzenberg remonte au XIIe siècle et est toujours active aujourd’hui. Ses armoiries complètes sont encore plus graphiques :
La devise des Schwarzenberg est NIL NISI RECTUM : « Rien, sauf la droiture ».
Une Bonne Droite quoi !
Au delà du symbole
Depuis la nuit des temps, les Européens se sont entretués. Mais jamais un camp n’a ajouté à ses armoiries une tête de Français, un Espagnol sanguinolent ou un cadavre d’Allemand.
Le fait que ces symboles terribles ne concernent que l’islam montre à quel point le clash des civilisations a marqué à jamais notre continent. Plus que des adversaires, nos ancêtres les voyaient comme un danger mortel.
Rappelons que musulman signifie littéralement « celui qui se soumet ». Rien de plus opposé à l’aspiration européenne par excellence : la liberté.




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Oui les blasons anciens témoignent de l histoire exemple je suis né à la Roche Bernard 56 le blason n à rien de breton c est un aigle à deux têtes car Bernard était un viking qui a pille Rennes et Redon avant de s arrêter au Rocher et se convertir au christianisme auprès de l évêque de Nantes qui l à fait baron de la Roche Bernard et du pays dont le château de la Bretesche voisin appartenant à la baronnie